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 S.I.L.G. 2002 - LE BILAN EN IMAGES

Salon du livre gourmand : un bon cru

l'affiche du salon La VIIème édition du salon du Livre Gourmand s'est achevée avec une stabilité du nombre de ses visiteurs accueillis du 28 au 1er décembre, au Théâtre mais aussi au Musée et à la bibliothèque municipale : 17 000 pour cette année (16 800 en 2000).

le maire en conférence bilan

Pour le maire, le salon 2002 a été un bon cru : "Nous avons maintenu la fréquentation par rapport à il y a 2 ans et les libraires, éditeurs, auteurs présents ont très bien vendu leurs ouvrages."

Suzanne Tartarat dédicace son livre Au palmarès des meilleures ventes : les ouvrages primés au salon, les ouvrages régionalistes, Maïté, Poussier Le Nôtre...

sourires à l'accueil du salon L'image de la jeunesse et de dynamisme donnée au salon grâce à la mobilisation de nombreux étudiants (IUT tourisme, BTS, assistants trilingues, service militaire adapté, BTS commerce international... ) a été remarquée par les visiteurs.

des piles de livres Les commissaires généraux du Salon et le Maire remercient les libraires pour leur participation active, les nombreux bénévoles et les employés municipaux, ainsi que tous les partenaires qui ont prêté main forte pour l'organisation de cette manifestation.

En marge du salon, Xavier Darcos, Ministre délégué à l'enseignement scolaire, a annoncé la création prochaine d'un BTS hôtellerie proposé par l'école Hôtelière du Périgord.


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La dictée gourmande

Une balade sans sushi

Dès ma sortie de l'Eurostar(1), je décidai de signer l'immédiat armistice avec mon pylore tyrannique, et m'enquis sur-le-champ d'une petite bouffe sans esbroufe. Un vade-mecum m'invitait à débusquer, près de la Tamise, des tables autochtones capables d'acclimater mon palais tatillon à un gigot à la menthe, voire un cheddar caduc.

Mais ma lucidité s'en allant à vau-l'eau dans le smog vespéral, je m'égarais. Les affres aiguës de la faim chuintaient à mes tympans comme des cornemuses asthmatiques, obnubilant mon esprit ébaubi de ballotines de perdrix, de lottes en marmelote, irriguées comme il sied par de cajoleurs bergeracs, d'aimables chablis ou de riants côtes-du-Rhône. Plût au ciel que surgît une simple gargote aux effluves trapus.

"Au Gourmet Samouraï(2)", traduisis-je soudain d'un panonceau sibyllin... Un étique Asiatique m'exhortait avec force ronds de jambe à m'asseoir dans une salle aux murs fuchsia scandées de bestioles empaillées.

La carte rococo célébrait plaisamment l'hyménée consommé de traditionnels apprêts nippons et d'un bestiaire cosmopolite : sashimi de flétan facétieux, gibbon jovial au gingembre, yakitori d'ara qui rit...

Après que mon effarement se fut évanoui parmi les fumets volatils, je me ravigotai goulûment. Puis, entre-temps rasséréné par un providentiel saké, je saluai mon hôte, dont m'apparaissait enfin la bonhomie, avant de replonger dans la nuit londonienne redevenue hyaline.

Hervé Brunaux

(1) On tolère "eurostar".
(2) On tolère "gourmet" et "samouraï".


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